“Écrire du théâtre, c’est aussi, sans doute, faire circuler subrepticement les images du désir.” 

Daniel Besnehard

Photo Anne-Sophie Tiezzi

Sophie Tournier 

Auteure dramatique 

QUELLE FOLLE

IDÉÉ D'ÉCRIRE

DU THÉÂTRE !

On veut raconter quelque chose, des personnages, des émotions. On veut qu’ils dansent, s’embrassent ou se déchirent sur une scène. C’est l’endroit du désir.

 

J’écris du théâtre parce que je suis intéressée par ce qu’on dit ou ce qu’on tait, finalement. Dans une simple phrase, il y a parfois tout le rapport humain ou la relation au monde d’un être. Seul, ce rapport humain me touche. J’aimerais raconter des histoires… Je n’ai jamais vraiment de sujet… rarement.

 

C’est un lieu qui me donne envie d’écrire une scène. On se dit, là, il pourrait se passer quelque chose d’essentiel. Ou c’est un moment qu’on vit, juste parfait. Et à partir de là, on aimerait créer un monde. Ou bien c’est une phrase entendue dans la rue qui vient choquer quelque chose dans votre tête. Et il faut inventer une autre réalité pour venir résoudre la question qu’on n’entrevoit même pas. Ou c’est quelque chose que vous comprenez soudain de la vie, comme une évidence. Il faut la dire cette évidence de manière poétique, dans l’énergie, la promesse de ce que vous venez d’atteindre, de mordre.

 

J’aime qu’un acteur se saisisse d’un texte et que vous entendiez tout autre chose que ce que vous avez écrit et que, surpris par sa beauté, vous découvriez votre texte, à la fois plus puissant, plus impénétrable. Les acteurs sont des passeurs du merveilleux. 

Sophie Tournier

Je crois que la seule morale qu’il nous reste est la morale de la beauté. Et il ne nous reste justement plus que la beauté de la langue, la beauté en tant que telle. Sans la beauté, la vie ne vaudrait pas la peine d’être vécue. Alors, préservons cette beauté, même s’il lui arrive parfois de n’être pas morale. Mais je crois justement qu’il n’y a pas d’autre morale que la beauté. »

Bernard-Marie Koltes – Entretiens pour Der spiegel, 24 octobre 1988

LES ŒUVRES DE SOPHIE TOURNIER

Le temps de filer

Chanson de Luis et Luisa

 

Les personnages

Luis / Luisa / Le collègue / La collègue

Le pitch

Jour après jour, Luis et Luisa se retrouvent le temps d’une pause cigarette et café dans l’entreprise où ils travaillent tous deux. Le monde n’existe plus qu’à travers la bulle où ils se racontent et s’enivrent d’eux-mêmes, un monde poétique et irréel qui n’appartient qu’à eux.

Mais leur idylle pourrait-il exister ailleurs, hors des murs protégés de leur entreprise ?

La pièce est sélectionnée en finale du Concours des14èmes Rencontres méditerranéennes des jeunes auteurs de théâtre, édition 2010, les 25 et 26 septembre, par l’association Niaca à Cannes-Théâtre Alexandre III.

 

Le jury était présidé par Marion AUBERT, comédienne et auteure de plus d’une vingtaine de pièces de théâtre.

Le temps de filer, parmi les 5 textes finalistes a fait l’objet d’une lecture publique par la Cie Epigramme sous la conduite d’Emmanuelle Lorre.

Le système Schreber

Les  personnages

Le comédien / Le metteur en scène / Le psychanalyste


2013 Pièce en 3 tableaux et 1 interstice

Des lieux clos : le plateau de répétition, le cabinet du psychanalyste et des espaces de représentation où se rejoignent théâtre et psychanalyse.


Le pitch
Daniel Paul Schreber, né le 25 juillet à Leipzig et décédé le 14 avril 1911, était un haut magistrat. Il est célèbre pour ses délires psychotiques qu’il raconte dans un ouvrage autobiographique : « Mémoires d’un névropathe ». 
Le système Schreber prend pour point de départ l’univers décrit dans les « Mémoires d’un névropathe ». Une pièce autour de la folie et du désir de représentation.  Une question qui trouve enfin sa réponse : l’origine de la paranoïa enfin révélée.

A l’origine de ce texte, une collaboration avec Jacques Bellay, fasciné par la figure de Daniel Paul Schreber, qui faisait à l’époque partie des comédiens de la troupe du TNN, Théâtre de Nice. 

 
 
 

Amédée 2009

Les personnages

Amédée / Médée 1 / Médée 2 / Médée 3 / Jackson / Paul Créon

 

Quelque part… à Corinthe,

Le pitch

Le mythe de Médée est éternel. Mais l’histoire doit-elle nécessairement se répéter ? Les 3 Médée sont venues soutenir Amédée dans son combat politique et son rêve de femme. Parviendra-t-elle à déjouer les plans de Paul Créon, reconquérir Jackson et sauver ses enfants ? Médée, surhumaine ou tout simplement humaine…

Amédée 2009 a fait l’objet d’une Lecture publique le 31 juillet 2009 à Saint Paul de Vence, dans le cadre du colloque Art et Psychanalyse sur le Mythe de Médée, en partenariat avec l’Université de Nice Sophia-Antipolis. Le texte est publié dans les Actes du colloque de l’A.E.F.L (Association d’Etudes de Freud et de Lacan), N° 14 Le temps et la psychanalyse.

 

A l'Ouest

3 personnages

Elle / Lui / L’autre


2015 Pièce courte de 15 min.

Une salle d’attente, plusieurs chaises, une plante verte, une femme seule qui regarde son corps.


Le pitch

Il doit bien faire 40 degrés dans la salle d’attente du psychanalyste. Ici, on meurt, on tue ou on sauve sa peau. C’est le Far West…

 

La fragmentation des spaghettis

3 personnages

Audrey / Dana / Dim


2014 Pièce courte de 25 min.

Présentée aux 18èmes rencontres méditerranéennes des jeunes auteurs de théâtre – Niaca, au Théâtre Alexandre III à Cannes. 
Lecture publique et mise en espace par le Limite Larsen Théâtre.


Le pitch

Audrey et Dana, amies d’enfance, se retrouvent à l’occasion de l’enterrement de la mère d’Audrey. Le passé ressurgit - celui qu’on voulait oublier - porté par Dim, l’homme qu’elles ont toutes deux aimés. Un texte sur la cassure.

Personne au bord de ta route

Le  personnage

Viviane

COMÉDIE SOCIALE, 2016 spectacle seul en scène

Un open space dans une grande entreprise...

Le pitch

Viviane vit sa dernière heure au sein de la Compagnie. Le bâtiment est vide. Tous ses collègues ont été reclassés. Seule, dans un bureau transformé en no man’s land, elle attend de connaître le sort qu’on lui réserve. L’heure est au bilan. Elle retrace pour Hipp ces derniers mois et le quotidien cocasse d’hommes et de femmes qui ne cadrent plus avec la norme. Qui sont-ils ? Quelle est leur histoire ? Comment traverse-t-on l’épreuve sans perdre son humanité ? Au fur et à mesure du récit d’un monde de plus en plus irréel et absurde, survient l’impensable dénouement…

Un texte mis en scène par Christophe Turgie et produit pour la première fois au Théâtre de la cité. Personne au bord de ta route a bénéficié d'une Résidence à l'Entre Pont en 2017.